2009 – De Quimperlé à Surgères

Merci à Tous

Tout d’abord, je voudrais  vous adresser mes plus chaleureux remerciements pour les témoignages de sympathies et d’amitiés que vous nous avez adressé au travers de vos commentaires.

De la Bretagne à la Charente en passant par la Vendée.

Au  cours de cette deuxième période nous avons rejoint Quimperlé à Surgères (Charente Maritime) soit 501 km parcourus du 3 au 24 juin.

3 juin : Quimperlé – Pont-Scorff. Nous quittons la maison à 07h30. Notre voisin Alain nous amènes à Quimper pour prendre le train et rejoindre Quimperlé. Nous avons rendez-vous à 09h30 avec Ronan Perennou au presbytère. Nous y sommes attendus par le père François Calvez, curé de Quimperlé,.que nous voulions rencontrer avant notre départ. Nous somme maintenant prêt pour le grand saut. Nous quittons donc Quimperlé vers 10h00 en direction de Pont-Scorff. 21 km faciles sauf à Redené où le chemin est à la limite du praticable. On ne voit plus Marie-Yvonne dans les herbes. Mais on l’entend. par ailleurs, nous avons testé la chaleur. C’est dur. Le soir nous dormons à l’hôtel. Nous les éviterons désormais. C’est cher, peu chaleureux et pas plus confortable que ça. Vous verrez que l’on trouvera beaucoup mieux plus loin.

4 juin : Pont-Scorff/Inzinzac-Lochrist: très belle et courte étape pour nos débuts dans le Morbihan. Nous traversons le Scorff et suivons le Blavet, une des plus belles rivières de Bretagne.

Deux pélerins, au petit matin, surle bord du chemin à la sortie de pont-Scorff
Deux pèlerins, au petit matin, sur le bord du chemin à la sortie de pont-Scorff.
Voilà la méditation du jour.
Voilà la méditation du jour. Spécialement adaptée aux marins.
Le Blavet et l'écluse de Polvern. Cet endroit merveilleux fera l'objet d'une bonne méditaion horizontale à l'heure de la méridienne.
L »écluse de Polvern sur le Blavet. Cet endroit merveilleux fera l’objet d’une bonne méditation horizontale à l’heure de la méridienne.

5 juin : Inzinzac-Lochrist/Brec’h. Grosse journée. 30 km, chaleur et factrice Korrigane. Nous savons que l’étape va être dure et nous ne sommes pas déçus. Le moment fort de la journée est la rencontre avec la factrice Korrigane, qui, l’air malicieux, nous indique un raccourci pour éviter une départementale. Naïfs que nous sommes, nous avons suivis ses conseils et avons terminés dans …. un champ de maïs. Heureusement, le marin ne se laisse pas faire et pour détourner les mauvais esprits, sort sa boussole et retrouve son chemin. Pour sortir du champ il faut, toutefois franchir une clôture électrique. Le premier pied de Marie-Yvonne passe l’obstacle, pas le deuxième. Elle effectue une roulade spectaculaire avec rétablissement en ramassant au passage une décharge électrique. Je suis passé au rapport… Le soir, nous dormons au gîte communal de Brec’h. Le confort y est sommaire et je joue les bricoleurs pour l’améliorer.

Pas de rideaux, pas de volet. heureusement il reste des couvertures et des échelles de lit.

Pas de rideaux, pas de volet. heureusement il reste des couvertures et des échelles de lit.

Nous approchons de Sainte Anne d'Auray. Chapelle Saint Anne à Landaul.

Nous approchons de Sainte Anne d'Auray. Chapelle Saint Anne à Landaul.

6 juin : Brec’h/Vannes. Nous avons du mal à récupérer de la journée d’hier. Nous ne sommes pas encore suffisamment entrainés pour affronter des distances de 30 km. Pourtant, aujourd’hui, il faut  en parcourir 25. J’ai mal à la cheville droite et Marie-Yvonne est de mauvaise humeur. Heureusement nous passons par sainte-Anne d’Auray et la cheville a tenu. Nous recevons  un accueil réconfortant à la Maison du diocèse de Vannes. Nous y rencontrons la section Morbihanaise des amis de Saint-Jacques. On est en famille. Dehors, il pleut à torrent.

L'arrivée à Sainte-Anne-d'Auray

L'arrivée à Sainte-Anne-d'Auray

7 juin : Vannes/Sulniac. Petite étape de 20 km sous les averses. Toute la journée, ça sera la chasse aux abris. Il faut viser juste entre l’arrivée des grains et la découverte d’un refuge : Un arbre, un pont, un abri pour les cars. On s’en sort après quelques crapahus dans les chemins boueux et nous sommes récompensés par l’accueil et le confort que nous offre Marianne dans son superbe gîte d’Arzhella à Sulniac.

Un rayon de soleil, un préau dans une école nous servirons de refuge pour notre pique-nique de midi dans la très belle petite commune du GORVELLO. Nous avons de la chance car l'école et ouverte ce dimanche. En effet, à côté, on vote mais malheureusement nous n'avons vu aucun électeur.

Un rayon de soleil et un préau dans une école nous servirons de refuge pour notre pique-nique de midi dans la très belle petite commune du GORVELLO. Nous avons de la chance car l'école et ouverte ce dimanche. En effet, à côté, on vote mais nous n'avons vu aucun électeur.

7 juin, c'est aussi le jour de la fête des mères.

7 juin, c'est aussi le jour de la fête des mères.

8 juin : Questembert/Malansac. Nous avons triché. Marianne nous a déposé à Questembert ce qui nous économise 6 km sur une départementale que nous aurions du affronter sous la pluie. Ce n’est pas la seule raison. Je n’ai pas trouvé d’hébergement avant Malansac situé à 24 Km. Nous n’avions pas envie de faire 30km sous la pluie d’autant plus que la douleur à la cheville est revenue. Chemins creux, sous bois, calvaires et chapelles. Nous sommes dans la Bretagne typique. La pluie incessante y ajoute une dimension supplémentaire. Malgré tout cette journée sera riche. Tout d’abord, un idée me vient pour ma cheville. Puisque le mal est chronique, je confectionne une semelle orthopédique avec….. des kleenex.  Bingo! ça marche, le soulagement est immédiat et je ne souffre plus depuis.

Ensuite, nous connaissons un grand moment de bonheur à l’abri sous un hangar.  Imaginez-vous dans une scène du film « la soupe aux choux! » (De Funès, Carmet, Villeret ….). On voit arriver un type genre « Cisise » à vélo, casquette à poste et gilet jaune fluo avec …. un magnifique cubi de 10l de rouge sur le porte bagage. Freinage et arrêt assez bien maitrisé dans la cour. Un autre gars lui ouvre la porte. Nous y sommes c’est « cicise » et « le glaude » réincarnés. Ils nous aperçoivent. Nous : « On s’est mis à l’abri sous le hangar! » Eux : « Pas de problème, vous êtes bien là!  » . Clap de fin.

C’est également au cours de cet étape que nous passons en quelques kilomètres des noms de village Bretons: Keroger, Kerglasier pour les noms gallo : Le lieuvy, la houssaie…

C'est au pied de ND de l'O que j'ai confectionné ma semelle miracle. Merci.

C'est au pied de ND de l'O que j'ai confectionné ma semelle miracle. Merci.

Calvaire au temple-de-haut

Calvaire au temple-de-haut

Au détour d'un chemin, la fontaine saint-Clair à Limerzel

Au détour d'un chemin, la fontaine Saint-Clair à Limerzel

Dans le hangar, une brouette nous donne des idées pour le transport des sacs à dos.

Dans le hangar, une brouette nous donne des idées pour le transport des sacs à dos.

9 juin : Malansac/Redon. La météo s’améliore pour une belle balade qui nous fait passer par Saint-Jacut-Les-pins. Cette étape marque la fin des sentiers crapahus Bretons pour aborder les chemins de halage qui ne nous quitteront plus jusqu’à Nantes. Ne pas croire que c’est facile et la traversée du premier marais a été longue et fastidieuse. Nous bénéficions à Redon d’un accueil privilégié est fière d’afficher qu’elle est une ville étape sur le Chemin de Saint Jacques. Un gîte spécialement dédié aux pèlerins y est aménagé.

Ce n'est pas parce que ça a l'air plat que c'est plus facile. Nous sommes gênés par l'herbe et l'eau et c'est interminable.

Ce n'est pas parce que ça a l'air plat que c'est plus facile. Nous sommes gênés par l'herbe et l'eau et c'est interminable.

le gîte donne sur le cloître de l'ancien monastère des calvairiennes qui nous est réservé. Rien que pour nous deux.

le gîte donne sur le cloître de l'ancien monastère des calvairiennes qui nous est réservé. Rien que pour nous deux.

10 juin: Redon/Fégréac (Pont Miny). Nous décidons de ralentir pendant deux journées afin de récupérer des chemins Bretons. D’autant plus que le temps est à l’orage. Donc, seulement 14 km aujourd’hui, le long du canal de Nantes à Brest. Notre arrivée opportune au gîte nous permettra de nous sécher après une dernière demi-heure passée sous une pluie diluvienne.

La vue du gîte le matin.

La vue du gîte le matin.

11 juin: Fégréac/Guenrouët. Seconde mini-étape de 10 km, toujours le long du canal. L’hébergement à Guenrouët est rustique mais le cadre est sympathique.

Matelas en mousse et couverture. on s'adapte

Matelas en mousse et couverture. On s'adapte.

Fenêtre d'une maison à Guenrouët. On commence à voir des coquilles partout.

Fenêtre d'une maison à Guenrouët. On commence à voir des coquilles partout.

12 juin : Guenrouët/Blain. On reprend notre rythme. Aujourd’hui 22 km toujours le long du canal. le beau temps est revenu.

Les écluses, souvent amaénagées averc goût, viennent rompre la monotonie du canal.

Les écluses, souvent aménagées avec goût, viennent rompre la monotonie du canal.

Petite escale pour midi dans un four à pain. Vous remarquerez que certain commence à perdre sa brioche. Ce qui n'a rien à voir.

Petite escale pour midi dans un four à pain. Vous remarquerez que le boulanger commence à perdre sa brioche.

Repos pour le binôme. Belle accoutumance à l'environnement. 18/20.

Repos pour le binôme. Belle accoutumance à l'environnement. 18/20.

C'est la vie de chateau à Blain où le gîte se situe dans l'enceinte du monument.

C'est la vie de château à Blain où le gîte se situe dans l'enceinte du monument.

13 juin : Blain/ Nort-sur-Erdre. 26 km par une belle journée le long du canal. Nous partons  à 07h00 et nous apprécions ces heures de marche matinales. La vie le long du canal est déjà active. Les pêcheurs sont sur leur siège. les hérons, ragondins et toute la faune du canal se manifeste.

De la neige par 25°C. Avec les bâtons ons'y croirait. Simplement les fleurs des peupliers qui parsèment le chemin de halage.
De la neige par 25°C. Avec les bâtons on s’y croirait où simplement les fleurs des peupliers qui parsèment le chemin de halage.

14 juin : Nort-sur-Erdre/ La chapelle-sur Erdre. 15 petits Km pour arriver aux portes de Nantes. Nous aurions du pouvoir suivre les bords de l’Erdre. « la plus belle rivière de France » d’après François 1er. Malheureusement, les propriétés privées nous en empêchent. Des associations luttent et il semblerait que la situation est en voie d’être débloquée. Pour la première fois nous bénéficions d’un hébergement pèlerin. Il s’agit de familles bénévoles qui reçoivent les pèlerins. En général les familles connaissent l’expérience du chemin pour l’avoir pratiqué ce qui permet des échanges intéressants permettant de bénéficier de riches expériences. . Les pèlerins offrent ce qu’ils veulent ou ce qu’ils peuvent ce que refuse systématiquement les hôtes. Ceci nous permet de faire un don à une œuvre ce qui passe mieux. Dans notre esprit, nous apprécions l’hospitalité mais nous ne faisons pas l’aumône. D’autres pèlerins adoptent une autre attitude et partent volontairement démunis de moyens. C’est un choix.

Ce soir, c’est Henri et Claude qui nous reçoivent et nous permettent de partager le bonheur d’être ensemble une soirée où nous avons beaucoup de choses à nous raconter.

la cour intérieure du château de Nantes.

la cour intérieure du château de Nantes.

De face. Cette statue qui incarne la prudence est située au pied du gisant des parents d'Anne de Bretagne.

De face. Cette statue qui incarne la prudence est située au pied du gisant des parents d'Anne de Bretagne. Cathédrale de Nantes.

La même de dos. Elle date du XVIème siècle. Surréaliste non.

La même de dos. Elle date du XVIème siècle. Surréaliste non.

15 juin : Traversée de Nantes : Saint-Fiacre-sur Maine. Nous avons renoncé a affronter la traversée de Nantes à Pied. Marcher en ville avec un sac à dos tourne rapidement au cauchemar d’autant plus qu’une nouvelle fois il pleut. Cela ne nous empêchera pas de profiter de la beauté de la ville. Nous gagnons le centre ville en Tram pour rendre visite à Anne de Bretagne dans son château qui vient d’être magnifiquement restauré. Ensuite nous nous rendrons à la cathédrale puis reprendrons les transports en commun pour ressortir de la ville à Vertou. C’est à pied, que nous gagnerons notre Bivouac du soir situé à un douzaine de kilomètres en longeant la sèvre Nantaise. Ce soir on dort chez les indiens.

Notre Tipi. Le tipi "apache" et pourtant pas la moindre trace de la patte de la biche.

Le tipi "apache" .

Marie-Yvonne écrit les mémoires de "Little big woman"???

Squaw Marie-Yvonne écrit les mémoires de "Little big woman"???

16 juin : Saint-Fiacre/ Clisson. « La voilà la blanche hermine, vive Fougères et Clisson ». Ici n’allez pas dire que vous n’êtes plus en Bretagne. L’identité est forte et pour cause. Clisson était une des places fortes de la Bretagne historique. Au cours de la journée les tuiles ont remplacé les ardoises au milieu des vignes. Nous nous sentons plus dans un paysage méditerranéen que dans notre bocage traditionnel. Le soir nous connaissons une soirée mémorable chez Jean-Pierre et Anne-Colette. Artiste dans l’âme, Jean-Pierre est musicien, conteur et grand chef derrière ses fourneaux. Il nous a préparé « un truc simple » comme il dit.

Dans les vignes de Gorges, juste avant Clisson.

Dans les vignes de Gorges, juste avant Clisson.

L'arrivée à Clisson

L'arrivée à Clisson

17 juin : Clisson/Saint-Georges-de-Montaigu. Il ne faut pas espérer que je vous cite le paroles d’une chanson tous les jours. Cette étape marque la fin de la Bretagne historique et l’entrée en vendée. Nous quittons également les vignobles pour le bocage vendéen qui n’a rien à envier au notre.

On quitte la bretagne historique. Vive la Vendée.

On quitte la bretagne historique. Vive la Vendée.

18 juin : Saint-Georges de Montaigu/Saint Fulgent. Il y a des jours où tout va bien. Et bien, pas aujourd’hui. Le chemin est pourtant agréable. Nous divaguons entre sentiers et pistes cyclables. La Vendée est un exemple à suivre dans ce domaine. La catastrophe, elle arrivera le soir. Nous cherchons l’adresse de notre hébergement qui n’a ni nom de rue, ni numéro mais simplement une nom de propriété. La situation m’agace car je ne trouve pas. Nous allons à la mairie pour nous renseigner. On me donne une carte. C’est en sortant que, tout en parlant avec Marie-Yvonne et en consultant ma carte qu’un petit muret se met en travers de ma route. Je n’ai rien vu, juste un gros « splach ! » la tête dans le goudron. A peine quelques « cui cui ! » mais il y a bobo. Je suis touché à la tête (explosion du front et du nez avec lunettes endommagées), au bras droit (un immense hématome), au genou droit et à la jambe gauche ou la tibia souffre. Heureusement quelques jours avant notre départ, nous avions suivi un cours de secourisme. Marie-Yvonne a réussi son examen de passage avec succès. Résultats : goudron « 1 » – tête de Breton « 0 », malgré une belle résistance. Nous nommerons désormais cette maladresse : la « pelle » du 18 juin.

Gentille la pharmacienne qui m'a réparé : "Maintenant on va pouvoir vous appeler la momie ou l'homme invisible!"

Gentille la pharmacienne qui m'a réparé m'annonce : "Maintenant on va pouvoir vous appeler la momie ou l'homme invisible!"

19 juin : Sain Fulgent/ Puybelliard (Fontenay). Après avoir longuement hésité, nous décidons de poursuivre et c’est sans regret que nous abandonnons cette ville. Nous nous vengeons en parcourant 25 Km ; J’ai un peu mal mais, un fois échauffé, c’est plus facile que je ne l’appréhendais. Nous apprécions la traversée des petits villages où la pierre et les tuiles se marient harmonieusement. Nous découvrons que les Vendéens sont d’excellent jardiniers et les potagers sont un vrai bonheur. Une mention spéciale pour les « choux » qui sont les plus beaux du monde mais dans cette région cela n’a rien d’étonnant. On a sa réputation tout de même.

Les Roches baritaud. Village typique de la Vendée.

Les Roches Baritaud. Village typique de la Vendée.

Coucou! c'est nous.

Coucou! c'est nous.

Puybélliard.

Puybélliard.

20 juin : Puybelliard/Saint-Cyr-Des-Gats. Nous rentrons dans le pays de la fée  « Mélusine ». le parcours est à l’écart des agglomérations ce qui est parfait pour les paysages mais complique la logistique. Il faut anticiper sur le ravitaillement et ça pèse dans le sac et prévoir les hébergements, assez rares dans le coin. Heureusement,  Laurence se met en quatre pour nous accueillir dans son gîte. Avec son mari, elle a fait des merveilles dans la restauration d’une grange et a aménagé un parc avec plein d’animaux qui font le bonheur des enfants.

Nous sommes acceuilli par un magnifique : çaaaa vaaaaa?

Nous sommes acceuilli par un magnifique : çaaaa vaaaaa?

21 juin : Saint-Cyr/Saint-Michel-le-Cloucq. Je dors mal avec mes blessures et la fatigue s’accumule mais le moral remonte. Nous sommes toujours dans l’ambiance traditionnelle de la Vendée. La très belle forêt de Mervent vient rompre la monotonie. Ce n’est pas la quiétude pour autant. En effet, en ce beau dimanche, nous tombons en plein dans un rassemblement de VTT. Il paraît qu’il y en à 850. Des fous furieux. A fond la gamelle, il nous arrivent par derrière sans prévenir. Un bon moment de stress où je peux mettre en exergue mon beau langage imagé. Je découvre que même Marie-Yvonne à des prédispositions dans le domaine. Heureusement, au bout de quelques kilomètres, nous nous échappons de la galère. Nous attendons également beaucoup de cette journée car ce soir on dort chez  « l’Abbé Pierre ».

Un petit chemin, bon pour les mollets pour la montée d'arrivée. En effet, il n'y a jamais de descente d'arrivée, ça monte toujours.

Un petit chemin, bon pour les mollets, pour la montée d'arrivée. En effet, il n'y a jamais de descente d'arrivée, ça monte toujours.

Attention! Même les arbres mangent les coquilles.

Attention! Même les arbres mangent les coquilles.

C'est Emile qui nous reçoit chez les compagnons d'Emmaüs. Ce vieux compagnon nous met de suite à l'aise. Nous y passerons une belle soiréee.

C'est Émile qui nous reçoit chez les compagnons d'Emmaüs. Ce vieux compagnon nous met de suite à l'aise. Nous y passerons un séjour très riche sur le plan humain. Ici la salle à manger aménagée par les compagnons.

On trouve tout chez Emmaüs

On trouve tout chez Emmaüs

Même de l'art contemporain patriotique.

Même de l'art contemporain patriotique.

22 juin : Saint-Michel/Maillezais. Avec la complicité des compagnons, nous quittons Saint Michel avec des sandwichs à taille surhumaine et des barres de céréales pleins les poches. Ils nous avaient déjà beaucoup donné par leur présence mais leur générosité est également concrète. Un belle leçon d’humanité qui fait du bien. Etape de transition comme pour le tour de France. 23 km pour quitter le bocage et découvrir les premières étendues de maïs et de tournesol avec arrosage automatique etc.….. La journée est agrémentée par la visite de l’abbaye de Nieul-sur l’Autise.

du maïs . Il faut calculer son coup pour passer sur la route.

Des champs et des arrosages à perte de vue. Il faut calculer son coup pour passer sur la route.

23 Juin : Maillezais/Saint-Hilaire-la-Palud. Des canaux, des peupliers, des saules, des vaches ….. nous sommes dans le marais Poitevin. Ce matin en quittant Maillezais, où nous avons dormi chez le maire, nous avons aperçu les ruines de l’abbaye en ruine. Ce sont les moines qui ont aménagés le marais. Hommage. A Maillé, un ancien pèlerin nous rattrape à vélo. Très gentiment, il nous indique un nouveau tracé car il y a des travaux sur les ponts des canaux. Il nous a évité de perdre du temps et faire des kilomètres supplémentaires et nous a communiqué son enthousiasme. Ce n’est pas la première fois que nous sommes abordés ainsi. A chaque fois, on a l’impression que ceux qui ont vécu l’expérience la revive à travers nous et il y a certainement de la nostalgie chez certains mais également beaucoup de joie à partager l’expérience. Nous quittons la Vendée pour un court passage dans les deux-sèvres.

On quitte Maillezais en passant devant les ruines de l'abbaye.

On quitte Maillezais en passant devant les ruines de l'abbaye.

Le marais poitevin. calme et reposant.

Le marais poitevin. calme et reposant.

24 juin : Saint Hilaire/Surgères. Nous partons dès 7 heures le matin pour cette dernière étape de 25 km. Notre parcours dans les marais s’arrête à Mauzé-sur-le-Mignon. Ensuite il nous reste 10 km de maïs et de tournesol avec arrosage automatique etc.… Nous sommes partis tôt car nous craignons la chaleur et il faut aller à la gare pour acheter nos billets de retour. Comme à chaque fois, nous bénéficions pour cette dernière soirée d’un accueil chaleureux chez Georges et Michelle.

On se sent plus grand au petit matin.

On se sent plus grand au petit matin.

La belle église de Surgères.

La belle église de Surgères.

C’est la richesse des rencontres et la gentillesse des gens qui nous accueillent  qui font la valeur de ce chemin. Il y a encore beaucoup de personnes dans notre pays qui entretiennent cette tradition d’hospitalité et qui savent aller au devant des autres. C’est rassurant à notre époque. Ces portes qui s’ouvrent sont notre grand bonheur et notre grande satisfaction avec la joie  de découvrir notre pays sous un autre angle. Notre vie moderne nous fait vraiment passer à côté de beaucoup de merveilles.

Nous repartirons à l’Automne pour notre périple. Nous rejoindrons et certainement dépasserons Bordeaux mais c’est une autre histoire…… LA SUITE …..

Responses

  1. Bises à vous deux et Bravo pour cette 1er étape… Grande pensée et surtout un bon repos mérité….
    On aura la suite en automne…. Superbe, les photos et les commentaires….. Bises, je serai en France le 24 juillet….. À Nantes et oui.
    A bientôt de vous lire. Véronique.

  2. Quelle aventure !!! un muret qui traverse la route, Maryvonne, de mauvaise humeur !!!! Menteur, Maryvonne n’est jamais de mauvaise humeur, pas de cela dans la famille…
    Beau reportage raconté avec brio et humour…Cela donne envie d’essayer et de marcher dans vos pas….
    Bisous

  3. Beau début de parcours, malgré un muret, la pluie, la cheville…
    Décrit par un talentueux conteur, ca donne vraiment envie, on y pensera quand on sera à la retraite vers 2020.
    Reposez-vous bien !!

  4. nous vous suivons depuis votre départ et trouvons votre expérience magique nous avons d’autres amis qui ont fait aussi Saint-Jacques avec le même enthousiasme que vous et vous nous donner envie de le faire à notre tour mais en ce moment le temps nous manque pourtant il ne faut pas attendre trop continuez bien

  5. Vu la cicatrice, la chute a du être dure…!! la relation de votre pélerinage nous laisse un peu insatisfait, on a envie de vous poser plein de questions, pour en savoir plus sur cette belle aventure. J’espère que l’on se verra tout au long de cet été pour satisfaire notre curiosité.
    A très bientôt.

  6. bravo pour ce premier parcours, que de belles choses à découvrir ! ce qui donne de plus en plus envie de partir vers compostelle . il faudra attendre encore un peu , la retraite n’a pas encore sonnée , mais celà approche .
    bon courage pour l’automne , pour la deuxième étape . bisous Gaby

  7. Belle suite.
    Cela mérite une soirée conférence
    pour les copains curieux et avides
    d’en savoir plus.

    Soumis à votre réflexion.
    Amicalement

    Sacha


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