2010E – La Rioja et Burgos

18 juin Nàjera – Santo Domingo de la Calzada.

Aujourd’hui , nous nous élançons dans les grandes plaines de la Rioja. La route semble monotone. Dans ces moments là, on hésite entre la méditation ou s’attacher aux détails. Et c’est au moment où on s’y attend le moins que surgissent les heureux évènements et les belles rencontres. Le bonheur n’est jamais là où on l’attend. Le soir nous dormons dans un des plus beau gîte du chemin. Accueil minable par des hospitaliers complètement dépassés. Nous subissons une petite scène de racisme à l’Espagnol par de belles dames venues marcher pour le week-end. Elles ont une attitude aussi stupide que les bons Français où Bretons qui ne supportent pas les touristes qui les font vivre.  Et oui, ça existe. On oubli.

Aujourd'hui, nous observons les pèlerins. le premier est le pèlerin pressé. Véritable champion du chemin, il espère battre des records tous les jours. Pas de sac à dos, pas de bonjour, pas de nom mais ... un portable.

Le pèlerin sociable. Jamais seul, au cas ou, il est accompagné par son cheval. Ici Valentin et Cameron qui arrivent de Pau. Nous n'avons jamais su lequel des deux mène l'autre.

Le pèlerin à ne pas rater. Son apparence intrigue. Il a forcément quelque chose de particulier qui attire. Pierre est prêtre à la cathédrale de Nantes. Il a 80 ans et effectue le pèlerinage pour la deuxième fois. Nous le retrouvons plusieurs fois et à chaque fois nous éprouvons de l’admiration et de la sympathie pour lui. Sa marche tranquille et assurée nous donne de la force. Sa présence apaise. Il incarne la sagesse et la prudence, je n’ai rien inventé. Souvenez-vous …. ( cliquez et allez voir la journée du 14 juin 2009.)

Beau paysage de la Rioja.

19 juin Santo Domingo de la Calzada – Belorado.

Nous quittons de bonne heure l’usine à pèlerins. Aujourd’hui, nous avons envie d’aventures;  nous quittons le chemin principal pour nous isoler sur un circuit secondaire. Nous ne sommes pas déçus. Seuls dans la belle campagne isolée , nous découvrons des paysages à couper le souffle.

Les ombres nous accompagnent et découvrent avec nous le petit village de Corporales dans la pureté du matin.

Nous changeons de région. Nous quittons la Rioja pour la Castille et Léon.

Nous passerons à Belorado une de nos plus belles soirées à l'auberge des "cuatro cantones". Ambiance Portugo-brésilienne assurée. Le repas est "donativo" et nous payons ce que nous voulons. Nous sommes les seuls Français et nous nous sentons bien ici.

20 juin Belorado – SanJuan de Ortega.

Aujourd’hui, c’est Dimanche et nous décidons de ne faire qu’une demi-étape de 10 kilomètres. A dix heures du matin nous sommes déjà arrivés. Que faire? Nous sommes en pleine forme et la cadence de nos 25 km quotidien nous paraissent une formalité. Moralité on continue pour rejoindre le monastère de Saint Juan de Ortega.

Le petit cheval blanc boite. Il a mal. Sa jeune maîtresse Allemande est découragée et panique un peu. Immédiatement, la solidarité se met en place et Philippe, Rose l'artiste peintre Anglaise, l'Écossais cool et la Guardia civile s'affairent pour lui trouver un vétérinaire et ne pas la laisser seule au bord de la route. Elle sera prise en charge au village suivant.

En début d'après midi, nous découvrons le monastère de Saint Juan de Ortega.

C'est un peu spartiate. La soupe à l'ail et une bonne ambiance nous offre cependant le confort de notre dernière nuit sur le chemin pour cette année.

21 juin  SanJuan de Ortega – Burgos

C’est le dernier jour et il ne nous faut que quelques heures pour parcourir la quinzaine de kilomètres qui nous séparent de Burgos où nous arrivons vers midi. Nous nous assurons que nous avons bien notre place dans « l’autobousss vroum vroum » . L’après-midi ne sera pas de trop pour profiter pleinement de cette magnifique ville. le soir, vers 22h00 nous prenons le car qui nous achemine vers Bordeaux. Encore un grand moment  d’aventure. « Eurolines » propose des voyages pratique et pas cher à travers l’Europe. C’est bien mais c’est sportif, surtout qu’ils n’attendent pas que vous soyez assis pour démarrer et qu’il faut mieux fermer les yeux sur l’autoroute à moins d’aimer le burlesque et l’ambiance 24 heures du Mans. En clair après 32 jours de marche pour cette année, nous redécouvrons le monde dit normal qui courre  après le temps et l’argent. Ça va être dur de revenir à la civilisation.

L'ombre est nostalgique pour ces derniers kilomètres. Nous n'avons pas envie de rentrer.

Il y a des jours comme ca où on a envie de tout balancer.

La cathédrale de Burgos nous offre sa magnificence.

Quitter le chemin, c'est quitter momentanément une ambiance, des visages, des moments et des paysages inoubliables. Cette impression est passagère et le bien-être qui s'installe est, quant à lui, durable. je suis certain que l'an prochain nous retrouverons tout cela au bout de quelques instants tant l'expérience est déjà gravée en nous.

Responses

  1. en tout cas , j’attendais le résumé de la dernière étape

    vivement la suite !!

  2. Hello tous 2,
    Récit bien agréable à lire , bien chouette tout ce brassage de rencontres et la découverte des paysages à pied que nous aimons faire aussi – continuez d’aller au bout de vos rêves – bien amicalement – bises plogoffistes – mido


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